De João Marques de Carvalho

Pará (Brasil), 2 de abril de 1887.

Mon très cher et illustre Maître,

C’est aujourd’hui votre fête anniversaire. Donc, permettez-moi de vous présenter mes compliments sincères et respectueux d’ami dévoué qui, de bien loin, ne cesse un seul moment d’idolâtrer votre talent et de recevoir comme une sainte révélation tous vos enseignements sur le naturalisme, cette grande et sérieuse formule littéraire.

Afin de mieux vous rendre hommage, —publiquement, au-delà de cette petite lettre—, j’ai fait publier un article sur votre anniversaire, comme vous le constaterez par le numéro du journal que je vous envoie dans ce moment.

Comme le bateau qui doit poster cette lettre[1] part cette après-midi, je vous enverrai la suite de l’article, laquelle doit paraître demain, par le bateau du 17 courant. Veuillez agréer, mon illustre Maître, cette preuve de sincère amitié d’un obscur journaliste brésilien avec les bonnes manières que depuis longtemps vous avez pour lui.

Daignez, Monsieur, je vous en prie, répondre à ma dernière lettre et m’envoyer l’article que je vous ai demandé.

À présent, que sont accomplis mes devoirs, permettez-moi, très illustre Maître, de vous présenter mes salutations les plus empressées.

[Brasil

Largo da Trindade, 4

Pará]


[1]  La carta va acompañada de una tarjeta con letra impresa: “ Joao Marques de Carvalho / Dalila Samarao de Carvalho/ Tem a honra de participar / seu casamento / Largo da Trindade, 4”.